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MBF : La raison doit l’emporter – État et Région face à leurs responsabilités

Mardi 15 juin 2021, le Tribunal de commerce de Dijon a résumé l’alternative qui attend la société MBF à savoir, soit la liquidation, soit la reprise par le seul candidat repreneur encore en course, M. Azoulay.

La décision interviendra le 22 juin 2021.

Renault a fait savoir qu’il ne voulait plus travailler avec MBF, démontrant ainsi son lâchage pour des raisons inexpliquées. Mais ce qui apparaît plus grave, c’est le refus de l’État et de la Région d’accompagner la reprise. L’État a déclaré qu’il ne cofinancerait pas, lui non plus, cette reprise. Quant à la Région Bourgogne Franche-Comté, elle a déclaré vouloir s’aligner sur la position de l’État. Si ce dernier change d’avis alors elle suivra.

Cela est surréaliste. La Région est adulte et autonome. Elle n’a pas à demander l’autorisation de l’État pour soutenir MBF. Elle dispose de la compétence économique et il est de son devoir de tout mettre en œuvre pour sauver cette entreprise. Que signifient de tels atermoiements ? Serait-elle sous tutelle du Gouvernement ? Va-t-elle cesser de fuir ses responsabilités ?

Où sont les belles promesses de ces dernières semaines ? Assez de belles paroles qui servent non pas à sauver une entreprise mais seulement les sièges de ceux et celles qui les prononcent. Il y a des élections le 27. L’État et la Région ont-ils déjà commandé les fleurs pour un enterrement le 28 ?

Il faut que raison revienne et que l’intelligence triomphe.

Le Tribunal a demandé pour la dernière fois à l’État et la Région de donner leur réponse définitive pour vendredi 18 au soir. S’ils refusent, c’est à une véritable exécution économique mais aussi humaine qu’ils se livreront à travers le sort de 282 familles.

L’État et la Région ont l’obligation tant économique que morale de sauver la première entreprise du bassin. C’est leur mission. Sinon, à quoi bon annoncer la réindustrialisation de la France si c’est pour sacrifier ces plus belles entreprises.

Je demande instamment aux responsables du Gouvernement et à Madame la Présidente du Conseil régional de s’engager dans cette voie et d’arrêter de nous endormir et d’agir. Ils sortiront ainsi la tête haute de cette crise industrielle sans précédent. Nous croyons en la volonté de M. Azoulay de tout mettre en œuvre pour redresser cette entreprise. Il est temps de le soutenir… à moins que le sacrifice de la fonderie française ne passe par Saint-Claude et que la condamnation soit déjà prononcée au nom de la raison d’État.

Une liquidation mardi ne serait pas une simple fermeture d’entreprise mais un assassinat économique et social.

Je n’ose le croire.

                                                                                                                                     Jean-Louis MILLET
Conseiller départemental
Maire de Saint-Claude

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